Avant d’acheter des licences ou de lancer un développement, une PME a besoin de savoir où le gain existe vraiment, et pas seulement où on lui a dit qu’il existait. Ce point de départ ne demande ni questionnaire de cinquante pages ni mission de trois mois : une demi-journée de travail avec les personnes qui font les tâches suffit. Voici ce qu’on regarde, dans quel ordre, et ce que vous avez en main à la fin.

Ce qu’on regarde pendant la séance

Quatre sujets, dans cet ordre :

  • Les tâches qui se répètent. Saisies, relances, courriers, offres, comptes rendus, réponses aux questions récurrentes. Pour chacune : combien de fois par semaine, combien de minutes, qui la fait.
  • Les données en jeu. Ce que chaque tâche ferait entrer dans un outil d’IA, classé en trois niveaux : interne, client, protégé. Le guide sécurité détaille ces niveaux.
  • Les outils déjà utilisés. Dans beaucoup de PME, des collaborateurs utilisent déjà une IA gratuite, sur leur compte personnel. On le dit, sans chercher de coupable : on décide ce qui continue dans un outil professionnel et ce qui s’arrête.
  • Le coût actuel. Le temps des tâches visées, en heures puis en francs. Sans ce chiffre, le gain de l’IA reste une impression.

Les participants testent ensuite l’IA sur leurs propres courriers, offres et dossiers. C’est aussi la formation de départ : ce que l’outil fait bien, ce qu’il invente, comment vérifier.

Comment on classe les usages trouvés

Chaque idée est notée sur trois critères, la grille gain / effort / risque que nous utilisons partout :

  1. Le gain : les heures par semaine, mesurées sur le travail réel.
  2. L’effort : l’assistant seul (niveau 1), un traitement en série (niveau 2), ou une connexion à vos logiciels (niveau 3).
  3. Le risque : une erreur reste-t-elle en interne, part-elle chez un client, ou touche-t-elle des données protégées ?

On retient trois usages : le meilleur rapport entre gain et effort, avec un risque faible, ou moyen si une personne relit. Pas l’idée la plus spectaculaire. Le guide trouver les trois bons cas d’usage montre la grille appliquée à un exemple.

Ce que vous avez en main à la fin

  • Un plan d’action écrit : trois usages prioritaires, les outils concernés, les prochaines étapes et qui les porte.
  • Un recueil de consignes prêtes à l’emploi pour vos tâches.
  • Une fiche d’une page sur les données autorisées et interdites dans l’outil.

Le premier usage du plan devient un pilote de 30 jours, décrit dans le guide démarrer l’IA dans une PME.

Ce que la séance ne promet pas

Pas de « transformation numérique », pas de liste d’outils à acheter, pas de calendrier sur dix-huit mois. Le but est de décider si l’IA a sa place dans votre travail, et où. Si la réponse est « pas maintenant sur ce processus », c’est une bonne réponse : elle vous coûte une demi-journée au lieu de plusieurs mois de développement.

Pourquoi pas un simple questionnaire

Parce que le gain se cache dans le travail réel, pas dans l’idée qu’on s’en fait. Un questionnaire remplit des cases ; une séance avec l’équipe révèle que la saisie « déjà rapide » prend en réalité une heure par jour, ou que trois personnes refont le même compte rendu chacune de leur côté.

Combien ça coûte, et la suite

Le Workshop IA coûte CHF 1'900 hors TVA pour une demi-journée de 4 heures, ou CHF 2'900 pour une journée de 7 heures, par groupe de 20 participants au plus, préparation et supports compris. Le prix est confirmé avant la séance. Le workshop se suffit à lui-même : la configuration d’un outil pour toute l’équipe relève de l’Accompagnement IA, et une connexion à vos logiciels de l’offre Engineering IA, chacune chiffrée à part.